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27/3/18

Rencontre avec Nadia Coste, auteure du Garçon-Soleil

Le concours d’écriture La Course du Garçon-Soleil, qui a lieu jusqu’au 14 mai 2018, propose aux enseignants de CM1-CM2 de rédiger avec leurs élèves le dénouement d’une histoire sur l’énergie solaire.

Bonjour Nadia, vous êtes l’auteure du livre La Course du Garçon-Soleil dont l’objectif est de sensibiliser les élèves de CM1-CM2 à l’énergie solaire. Qu’est-ce qui vous a séduit dans ce projet ?

Ce projet m’a tout de suite parlé car il me ramène à mon enfance. Mon père était dans les premiers en France à faire installer des panneaux solaires sur notre maison quand j’étais enfant. C’était assez rare au début des années 90 et des groupes de personnes venaient visiter notre installation. J’ai donc appris très tôt leur utilité. J’étais persuadée que l’installation de panneaux se développerait plus naturellement mais ça n’était pas systématique dans l’esprit du grand public. Je me dis que si on peut sensibiliser la nouvelle génération à l’énergie solaire ce sera des petites graines que l’on plante pour la suite.

Etait-ce la première fois que vous écriviez une histoire en lien avec les enjeux des énergies renouvelables ?

C’est la première fois que j’abordais les énergies renouvelables aussi précisément mais il y a souvent une conscience de l’avenir de la planète ou de l’écologie dans mes textes. J’y suis sensibilisée et ça me tient à cœur d’aborder ce sujet avec des enfants et adolescents. Je peux, par exemple, poser des questions sur notre façon d’envisager l’alimentation dans une histoire qui se situe dans le futur ou questionner la manipulation génétique de la nature comme je le fais dans mon livre Ma pire semaine de vacances. On ne donne pas forcément de réponses mais on pose des questions sur notre rapport à la nature et aux énergies, à la domination de l’homme et sur ce que l’on peut faire de bien pour l’avenir.

Fait inhabituel : le livre n’a pas de fin ! Ce sont aux élèves de l’imaginer et de la rédiger eux-mêmes. Comment avez-vous appréhendé cet exercice ?

Je connais plusieurs auteurs qui se laissent porter « au fil de la plume », par l’histoire et les personnages, et qui ne savent pas forcément quelle fin aura leur histoire, mais ce n’est pas mon mode de fonctionnement habituel. Le livre La Course du Garçon-Soleil a donc été un vrai défi : il fallait que l’histoire ait plusieurs fins possibles en laissant beaucoup de liberté aux élèves mais aussi donner des pistes pour que la fin respecte le début de l’histoire. Un vrai exercice d’équilibre ! J’ai envisagé plusieurs fins mais je préfère être surprise par les textes des élèves, qu’ils imaginent une fin à laquelle je n’aurais pas pensé.

Une fois terminée, votre histoire a été illustrée par Bruno Fouquet. Comment un auteur réagit en voyant l’univers qu’il a imaginé prendre vie par les dessins de quelqu’un d’autre ?

Je suis quelqu’un de très visuel et souvent la vision de l’illustrateur est différente de la mienne. Ajuster ma vision aux dessins réels de l’illustrateur demande un peu de « gym mentale » mais c’est toujours intéressant de voir l’imaginaire de quelqu’un d’autre, c’est une richesse. Le livre La Course du Garçon-Soleil est quelque chose de très participatif : j’amène une histoire, l’illustrateur l’enrichit de ses illustrations et les élèves vont apporter la fin de cette histoire donc c’est bien de laisser le texte évoluer. Je vois ça comme un superpouvoir : j’imagine quelque chose et rien qu’avec des mots ça va se développer dans la tête de quelqu’un d’autre. 

L’énergie solaire est incarnée par un jeune garçon, un des fils du Soleil ! Pourquoi ce choix ?

L’idée était d’avoir un personnage de l’âge du lecteur. Le Soleil est très loin, on ne presque pas le regarder en face, c’est quelque chose de très écrasant. Pourtant il fait partie de notre quotidien. Il ne fallait pas un personnage tout puissant et intouchable mais proche de nous avec ses douleurs. Hélios se sent seul, il a besoin d’amitié, c’est un personnage qu’on peut aimer. Une des premières images qui m’est venue a été Hélios bronzant sur un panneau solaire et cette notion que, au lieu de courir il puisse s’arrêter un peu. 

Le personnage de Sybille joue un rôle majeur dans l’histoire puisqu’elle cherche et découvre comment « accrocher » l’énergie solaire : les panneaux photovoltaïques. C’est important pour vous que les jeunes élèves soient eux-aussi actifs dans le développement des énergies renouvelables ?

Au départ on suit le point de vue du personnage de Sybille, c’est presque elle le personnage principal même si toute l’histoire tourne autour du Garçon-Soleil. On peut davantage s’identifier à elle, elle est humaine, a l’âge du lecteur, elle est dans l’action pour essayer de trouver des solutions. J’espère que les élèves vont se dire « Je suis comme Sybille et je vais essayer de trouver des solutions, comprendre comment la nature fonctionne et trouver comment faire pour que l’énergie soit bénéfique à tous ». C’est un personnage important, à la fois pour l’identification des lecteurs et pour cette force d’action. Si ce récit permet aux enfants de grandir avec cette conscience d’agir, tant mieux !

Merci Nadia !

Découvrez l'histoire du Garçon-Soleil et participez au concours avec vos élèves !

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